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Manon Tardon, combattante

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Description issue du recueil "Portraits de France", 12 mars 2021, Ministère de la cohésion des territoires.

  • 1913-1989 : née en France (Martinique), décédée en France (Martinique), musique, armées et résistances

Le 17 août 1913, le ciel de Fort-de- France en Martinique voit scintiller les premiers regards d’Yvonne Renée Manon Tardon, fille d’un riche planteur, Asthon Tardon. C’est entre les citronniers, les cacaotiers et la canne à sucre qui couvrent le domaine familial que la petite fille grandit, sur la commune du Prêcheur dont son père sera maire plusieurs décennies durant. Une préceptrice s’occupe d’elle et de ses quatre frères et sœurs, dont Raphaël (1911-1967), qui deviendra poète et écrivain. Leur père exige de ses enfants qu’ils se frottent à la réalité : ainsi participent-ils tous à la vie de la propriété en récoltant et en emballant les fruits. Brillante et précoce, Manon Tardon obtient le baccalauréat à quinze ans et s’expatrie à Paris pour suivre des études à la Sorbonne. Licenciée d’histoire et de géographie, la jeune femme, mariée avec l’avocat guadeloupéen Jack Sainte-Luce- Bancelin, s’engage en 1940 en suivant l’École des cadres du général de Lattre de Tassigny. Elle traversera la guerre dans les rangs de la France libre, auprès des services dits de l’AFAT, l’Arme féminine de l’armée de terre, mais sans quitter le territoire. Elle mène en effet une guerre de

résistance dans l’Hexagone et accueille les armées de libération, en août 1944, là où elle est réfugiée, à Châteaudun, en Eure-et-Loir. En mai 1945, Manon Tardon fait partie de la délégation réunie par le général de Lattre de Tassigny pour recevoir l’acte de capitulation de l’Allemagne. Rentrée à la Martinique, la titulaire de la croix de guerre de la France libre mène un long combat pour rentrer en possession de la propriété familiale, spoliée par un locataire récalcitrant. Elle n’aura gain de cause qu’à la fin des années 1950 où elle devient une figure insulaire majeure. Elle meurt le 23 décembre 1989, accidentellement, sur le domaine qui l’a vue naître et grandir.


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